3 September 2026
J’ai testé Zermind : une conversation avec l’IA sous forme de carte mentale
Premier test de Zermind en local : configuration de Convex, création d’une conversation à embranchements et limites d’un mode Mind qui représente surtout les messages du chat.
L’idée de Zermind m’intéressait : explorer un sujet avec une intelligence artificielle en sortant du fil de discussion habituel. Au lieu d’empiler les questions et les réponses, l’application propose un mode « Mind » dans lequel les échanges apparaissent sous forme de nœuds et de branches.
J’ai donc lancé un premier test en local. Après un problème de configuration rapidement identifié, j’ai pu créer une conversation et explorer plusieurs pistes. Tout a fonctionné. Pourtant, je m’attendais à une expérience plus riche.
Un démarrage qui demande un peu de configuration
Le premier obstacle est apparu au moment d’enregistrer une clé API : Zermind signalait l’absence du secret nécessaire pour la chiffrer.
Ce secret était pourtant bien présent dans le fichier .env.local du projet, avec la clé du fournisseur. L’explication venait de l’architecture de l’application : les fonctions concernées s’exécutent sur Convex, qui possède ses propres variables d’environnement. La présence des secrets dans le fichier local ne suffisait donc pas.
Une fois la configuration côté Convex effectuée, l’ajout de la clé a fonctionné. Ce passage rappelle qu’un essai en local peut tout de même dépendre d’un service distant et de sa configuration.
Une première carte autour d’un projet personnel
Pour découvrir le fonctionnement, nous avons choisi un sujet simple : organiser un projet personnel.
La première demande invitait l’IA à proposer trois axes : définir l’objectif, planifier les étapes et réunir les ressources. La réponse était concise et structurée. Nous avons ensuite créé deux branches depuis cette réponse, l’une consacrée à l’objectif, l’autre à la planification.
La carte obtenue comportait six nœuds : trois messages de demande et trois réponses de l’IA. Les deux pistes pouvaient être explorées séparément à partir d’un même point de départ.
C’est là que le fonctionnement réel du mode Mind devient clair : chaque nœud représente un message de conversation. Une réponse contenant trois idées reste un seul bloc. Pour transformer ces idées en pistes distinctes, il faut créer les branches soi-même.
Une logique utile, mais une prise en main peu évidente
Le principe des conversations à embranchements présente un intérêt. Il permet de revenir à une réponse et d’explorer une autre direction sans poursuivre uniquement le dernier échange.
En revanche, le parcours manque parfois de clarté. Notre nouvelle conversation s’est ouverte directement sur un canevas vide. Il fallait utiliser « Continue Chat » pour saisir le premier message. Ensuite, « Create branch » permettait d’ouvrir une nouvelle piste et « Resume » de reprendre un échange depuis un nœud.
Deux problèmes d’affichage ont également perturbé le test. Certaines réponses restaient visuellement vides dans la carte alors qu’elles étaient bien enregistrées dans le chat. Un aller-retour entre les modes Chat et Mind faisait apparaître leur contenu. Plusieurs blocs se chevauchaient aussi, ce qui rendait la lecture moins immédiate.
Pour une interface dont l’intérêt repose sur la représentation visuelle, ces détails comptent beaucoup.
Ce que j’aurais aimé découvrir
Mon attente était celle d’une carte mentale organisée autour des idées : un sujet central, des concepts courts, des sous-thèmes et des relations faciles à comprendre.
J’aurais aimé pouvoir saisir un sujet et obtenir directement une première structure, puis développer une idée en un clic. La possibilité de regrouper des concepts proches, de synthétiser plusieurs branches et de réorganiser automatiquement la carte aurait également donné davantage de valeur à l’expérience.
Le parcours testé demande encore à l’utilisateur de construire lui-même cette organisation, à partir de messages parfois assez longs.
Une première impression mitigée
Zermind m’a permis de créer et de ramifier une conversation avec l’IA. Ce premier essai a donc validé le fonctionnement du parcours utilisé.
Ma réserve porte surtout sur la valeur apportée par la carte. Visualiser les échanges offre une autre façon de naviguer dans une discussion. Pour répondre à mes attentes, j’aimerais que l’application aide aussi à transformer ces échanges en une structure d’idées claire, synthétique et réellement exploitable.
C’est cette étape supplémentaire qui me donnerait envie d’en faire un outil de réflexion au quotidien.